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L'histoire des Jardins suspendus

Le Clos de la Roche et

son jardin en terrasses

Le vaste jardin en terrasses, entièrement clos de murs, est créé par Nicolas DAGUIN durant la seconde moitié du 18e siècle.  Ces terrasses vivrières sont organisées en potager et verger pour la production domestique de fruits et de légumes, et en vignes pour les besoins de la famille.

Les parties hautes du jardin sont aménagées comme autant de balcons dominant les terrasses et les rues du village, serrées autour du clocher de l’église ND de la Nativité.  La falaise est littéralement percée pour permettre à un escalier accroché à la paroi de déboucher sur le plateau qui surplombe le site, tandis que la salle voutée et le pavillon du billard offrent des points de vue remarquables et diversifiés sur le paysage des jardins.

Dès 1790, le jardin est étendu vers l’Est avec de hautes terrasses vivrières mais aussi utilitaires comme celle de la source avec son bassin permettant le stockage de l’eau pour les cultures.   En avril 1808, Nicolas Daguin acquiert les 2/3 des 13,5 ha de la forêt de Lahie située sur le plateau, juste en surplomb de ses terrasses, qu’il fait clore de hauts murs. Sur cet ancien domaine de l’évêque de Langres, il crée un vaste parc pittoresque doté de plusieurs « fabriques » dont un escargot conique de pierre sèche, véritable belvédère sur le village et les trois provinces qui confluent à cet endroit : Bourgogne, Franche-Comté, et Lorraine.

Daguin décède en 1810 ; sa veuve et ses enfants poursuivent le projet initial en aménageant le sentier de la corniche et ses bancs panoramiques, la garenne avec la cabane de la biche, ainsi que les nombreuses autres fabriques du parc. Dès lors, le parc et son jardin en terrasses deviennent le Clos de la Roche pour les villageois et les propriétaires qui se succèderont.

Le Parc des escargots de pierre

En 1808, François BERTRAND, notable de Langres, achète le dernier tiers de la forêt de Lahie et de Champ-Bresson soit 5,5 ha coupé par la route de Bourg.  Il l’aménage aussitôt en jardin en terrasses et en parc pittoresque agrémenté de plusieurs fabriques de pierre sèche dont une grotte, une table, un théâtre de verdure.

À l’ouest de la route de Bourg, le portail d’entrée du parc porte la date du 24 avril 1808, jour de l’adjudication de l’ancien domaine de l’évêque, et ouvre sur une allée qui chemine à mi-pente du coteau, surplombée par d’impressionnants rochers tandis qu’une terrasse aménagée pour la culture vivrière avec un grand bassin alimenté par un puits s’étage en-dessous.  Le domaine est entièrement clos de murs.

 

Dès 1809, Bertrand mène une politique d’acquisitions foncières pour accroitre son domaine. Lui ou sa veuve édifieront sur cette extension un monumental escargot de pierre de base carrée appelé Mastaba, réutilisant un énorme meurger, tas de pierres résultant de l’épierrage récurent des champs alentours.  Sa forme découle probablement de la tournure de la parcelle qui fait saillie à cet endroit. Ce belvédère surplombe fièrement la vallée et les provinces limitrophes, à l’instar de l’escargot conique de Daguin.

Après 1839, la veuve de François Bertrand édifie un troisième escargot, le plus spectaculaire des trois escargots des Jardins suspendus de Cohons.  Avec ses 16 mètres de diamètre et 5 mètres de hauteur, il constitue le point d’orgue de l’ornementation du parc pittoresque.